Né en Angleterre, Nigel Parry commença sa carrière de photographe au Groucho Club à Soho, à Londres. C'est là qu'en 1987, le club lui demanda de photographier ses membres et, plus tard, de créer une série de portraits qui fut exposée au club. Il travaillait à l'époque comme graphiste pour une prestigieuse maison d'édition. L'exposition reçut un très bon accueil et Nigel décida donc de quitter son travail pour se mettre à la photographie à plein temps. Cette décision s'avéra être la bonne puisqu'il fut contacté peu de temps après par le London Sunday Times pour photographier une série complète de portraits pour le journal.
 En 1994, Nigel alla s'installer à New York, où il travaille depuis. En l'espace de quelques années, il s'est propulsé au sommet de sa profession comme photographe de publicité et de rédaction. On compte parmi ses clients les plus grands noms internationaux de la publicité, du cinéma et de l'industrie musicale. Il a photographié pour Pepsi, IBM, Mercedes, BMW, et EMI. Ses photos sont de plus parues dans de nombreuses publications du monde entier comme Vanity Fair, Vogue, Newsweek, W, The New York Times Magazine, GQ, Esquire, Premiere, In Style, Time, The Sunday Times Magazine (Londres), et Amica (Italie).
 Le travail de Nigel a été exposé dans de nombreuses galeries d'art et musées, dont la National Portrait Gallery et le National Museum of Film and Photography. En 1999, il fut le premier photographe portraitiste à être invité à exposer au prestigieux festival du film de Cannes. Nigel s'est vu attribué de nombreux prix venant récompenser sa photographie pleine de force en Amérique et à travers le monde. En 2000, il publia son premier livre intitulé « Sharp ». Son second livre, « Precious », sortira bientôt.
En tant que photographe portraitiste, comment vous décririez-vous ? – Je dirais que je suis plutôt le genre de photographe « sans chichis ». Toutes les techniques que j'utilise pendant un shooting sont spécifiques au sujet et varient à chaque fois, de la lumière stroboscopique la plus compliquée à la simple lumière du jour. Ma seule préoccupation est que la personne assise devant mon appareil photo (à ce moment-là) est la personne la plus importante au monde. | | Quel est l'élément le plus déterminant de votre photographie ? – C'est voir l'image avant de la photographier, avoir de la flexibilité et surtout, ne jamais oublier ce que j'essaie d'exprimer avec la photo que je suis sur le point de faire.Quels photographes vous inspirent-ils ? – L'inspiration vient de l'extérieur, du fait d'assimiler tout ce que je vois et ce que je ressens autour de moi. Mais si je dois donner des noms, je dois citer Henri Cartier-Bresson pour son « moment décisif », Yousuf Karsh pour son incroyable capacité à voir la lumière et Eve Arnold pour avoir déclaré qu'il ne faut jamais dévaluer la dignité d'une personne si elle est assez courtoise pour vous prêter son visage. Quelles sont vos ambitions pour votre travail photographique ? – De donner l'impression au spectateur que le sujet que je suis en train de photographier se trouve tout près, en face de lui. Qu'est-ce qui vous plaît le plus dans votre travail ? – Rencontrer des gens.  Pouvez-vous nous parler de votre nouveau livre ? – Il implique une collaboration précieuse entre moi et la photographe portraitiste Melanie Dunea. Dans ce projet, nous posons la question suivante : « quelle est la partie la plus précieuse du corps humain ? » à des personnalités qui nous ont gentiment accordé une partie de leur temps et de leur énergie pour y participer et être photographiées. Le résultat en est le livre de photos « Precious », publié par Powerhouse Books, conjointement avec la fondation caritative Starlight Foundation. Tous les droits d'auteur rapportés par les ventes du livre seront reversés à l'institution caritative consacrée aux besoins d'enfants gravement malades de New York et des États-Unis. Le livre sera publié en octobre 2004.
 Vous trouverez de plus amples informations sur Nigel Parry sur son site Web . |